Vendredi 21 août 2009 5 21 /08 /Août /2009 18:35


Un colibri vert et un tambourin battent, légers, les ailes du matin

mes pensées emmêlées à la grammaire du jour

décryptent, en attente

une attente lente aux réveils inattendus

sur la toile patiente de la mise en sommeil

espoir de la fraicheur et d’une autre chaleur, plus douce

plus fondamentale

l’œil d’un voyage loin, loin, douloureux

tu es ma blessure mon silence ma digue

la braise que, préhistorique, je veille

souhaitant tout haut ton bonheur et ta joie

creusant pour que la tendresse nous abrite.

 

Par Bojoy
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Texte Libre

n’ayez pas l’air de rien, n’ayez l’air de personne

ayez l’air de comprendre plutôt que l’air de contester

surtout n’allez pas contre le plus grand nombre

car bien que ficelé, le troupeau se divise en de multiples miroirs

et son identité de groupe n’est pas son bruit de couloir

son téléphone arabe n’est pas un son de cloche

surfez dans les images toutes faites et le mélange de genres

soyez massepain, confiture,

yaourt grec

que votre sucre s’allège que votre volonté soit faite

pour plaire à tout le monde il y a trop de monde

le monde est bien trop vaste

dans le plus petit village les voisins se connaissent-ils

se dévisagent-ils, qui les étrangers de la porte à côté,

se détestent-ils, qui les mutants les bien intentionnés,

vouloir se regrouper, certes, faire une société,

se la représenter matin midi et soir, croire, et puis

passer à côté

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