Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 15:18

P1070210.JPG

200115

Oh… les dentelles, aspirées par les branches, les dentelles, les hanches et ce matin qui cogne

matin, douteux matin

sèche, glacée, je perds dans les confins de l’âme mes uniques repères

mes ailes sont percées, mes seins de laine blanche

je marche sur la ligne, ils m’ont donné deux eaux, dont aucune n’est franche

à l’est les bois tendres, tes prairies encore douces

au couchant l’or pourpre, le dernier lit de mauve

 

aspiré, dentelé, le chemin intraitable sous l’ange de mes pieds

grelottants

la vie, râpeuse, hérissée

et là presque happée par un ciel insensible

je postule à l’envol mais rien ne vient faire vent

je sens

sur mes cuisses ses cordes, ses caresses pourtant

à moins que ce soit toi

qui depuis tes jardins n’envoies un contre-signe

assez beau assez lent pour que les bras me viennent

de te prendre mon cœur en leur creux généreux

où tu laissas depuis nos nuits

les dentelles sincères de tes plus doux réveils

 

la vie, rauque, marbrée,

l’intérieur de tes membres, incarnat, épargné,

quel troublant mélange, elle et toi réchappés,

ce poignant mouvement lorsque je t’envisage

l’étreinte que j’embrasse, nos deux humanités

pures et lisses, vidées,

la bonté, le désir

de nos deux innocences.

Partager cet article

Repost 0
Published by Bojoy - dans Poésie
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : La maison dans les pentes
  • La maison dans les pentes
  • : Ecriture, poésie, dessin, peinture, musique, culture, échanges de beauté, table tournante de poésie, partage de rêves...
  • Contact

Amis, bienvenue...

  "Music is the best" - Franck Zappa

Evarrach-e.jpg" En pays de plaine, traffic de collines.

C'est la règle." Henri Michaux - Poteaux d'Angle

 

Recherche

Texte Libre

n’ayez pas l’air de rien, n’ayez l’air de personne

ayez l’air de comprendre plutôt que l’air de contester

surtout n’allez pas contre le plus grand nombre

car bien que ficelé, le troupeau se divise en de multiples miroirs

et son identité de groupe n’est pas son bruit de couloir

son téléphone arabe n’est pas un son de cloche

surfez dans les images toutes faites et le mélange de genres

soyez massepain, confiture,

yaourt grec

que votre sucre s’allège que votre volonté soit faite

pour plaire à tout le monde il y a trop de monde

le monde est bien trop vaste

dans le plus petit village les voisins se connaissent-ils

se dévisagent-ils, qui les étrangers de la porte à côté,

se détestent-ils, qui les mutants les bien intentionnés,

vouloir se regrouper, certes, faire une société,

se la représenter matin midi et soir, croire, et puis

passer à côté

Pages

Catégories