Mardi 16 mars 2010 2 16 /03 /Mars /2010 16:44
Ciel à St Sau

Jean (adieu à un homme tendre)
150310


Ces hommes que nous sommes, apprentis passagers
les mers d’un monde immense à nos pieds négligents
l’amour qui nous porte comme un faucon le vent
et le battement bleu d’une fourche aux blés
ouvrant dans la poussière nos sourires de joie

le timbre de ta voix, les chemins qui te portent
et ceux qui mes complices te ramènent vers moi
ces étreintes volées au temps et aux effrois
où nos cœurs tremblent et meurent en lits de feuilles mortes
si vivants que j’en pleure lorsqu’en moi tu te noies

ces instants de caresses à l’aube encore glacée
qui nous rendent la vie aussi belle et blessée
si fort voudrais-je en eux vivre éternellement
les vivre une seule fois nourrit tous les instants
 tu es mon pain de jour ma farine ma soie

lorsque s’en vient le soir, à nos paumes ouvertes
c’est ton chant que j’entends, qui se donne aux oiseaux
aux arènes du ciel, de terrasses en coteaux
c’est de notre fatigue et de ses roses offertes
que le bonheur est monde, qui baigne nos émois

à nos jardins de doute fleurissent des lilas
à l’odeur de ta peau, que le temps n’éteint pas
tu cultives nos rêves je peins nos souvenirs
nous sommes prêts à tout et même à en mourir
pourvu que la nuit tombe dans le noeud de nos bras.
Par Bojoy - Publié dans : Poésie
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Texte Libre

n’ayez pas l’air de rien, n’ayez l’air de personne

ayez l’air de comprendre plutôt que l’air de contester

surtout n’allez pas contre le plus grand nombre

car bien que ficelé, le troupeau se divise en de multiples miroirs

et son identité de groupe n’est pas son bruit de couloir

son téléphone arabe n’est pas un son de cloche

surfez dans les images toutes faites et le mélange de genres

soyez massepain, confiture,

yaourt grec

que votre sucre s’allège que votre volonté soit faite

pour plaire à tout le monde il y a trop de monde

le monde est bien trop vaste

dans le plus petit village les voisins se connaissent-ils

se dévisagent-ils, qui les étrangers de la porte à côté,

se détestent-ils, qui les mutants les bien intentionnés,

vouloir se regrouper, certes, faire une société,

se la représenter matin midi et soir, croire, et puis

passer à côté

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