Mercredi 22 septembre 2010 3 22 /09 /Sep /2010 13:56

 Goutte.jpg

 

Mu / Blues du paysan - Septembre -

150910
 
joie, puis nouvelle fatigue,

ces crachins douloureux dans les hanches

des ciels encore lavés de tout, certains soirs,

 

venir à l’automne, seule,

cueillir, les jambes retenues par des ronciers

tant et tant que le silence mord

 

si longtemps ai-je plu que la source est gorgée

 

le monde a les pieds lourds et des rêves coupés

rêves de somnifères pris pour dire au revoir

que le matin tente d’expliquer,

les murs tartinés des odeurs de confitures

jeunes

 

ou bien retourner dans sa nuit,

se dire que rien n’a été compris, que rien ne veut s’éveiller,

baisser la garde et puis les bras

sentir la douleur, encore

une solitude de fonte liquide

 

un gorille malheureux,

 

le désespoir.

 

 

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Portée / Grésil - 170910

pendant ce temps les rivières sortent de leurs gonds

et le lit qu’on leur porte,

cernés d’arbres nous revivons,

après qu’aveugles nous nous sommes perdus,

 

l’écorce frère et l’habit de feuilles femelles,

le tourment de la beauté à nos yeux barbouilleurs,

gemmes des cours d’eau coudés où les trésors s’enlisent,

et selon la lumière sont d’or ou bien de brume

 

renier un monde abusif, plaquer,

seule à mourir.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Bojoy - Publié dans : Poésie
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Texte Libre

n’ayez pas l’air de rien, n’ayez l’air de personne

ayez l’air de comprendre plutôt que l’air de contester

surtout n’allez pas contre le plus grand nombre

car bien que ficelé, le troupeau se divise en de multiples miroirs

et son identité de groupe n’est pas son bruit de couloir

son téléphone arabe n’est pas un son de cloche

surfez dans les images toutes faites et le mélange de genres

soyez massepain, confiture,

yaourt grec

que votre sucre s’allège que votre volonté soit faite

pour plaire à tout le monde il y a trop de monde

le monde est bien trop vaste

dans le plus petit village les voisins se connaissent-ils

se dévisagent-ils, qui les étrangers de la porte à côté,

se détestent-ils, qui les mutants les bien intentionnés,

vouloir se regrouper, certes, faire une société,

se la représenter matin midi et soir, croire, et puis

passer à côté

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