Vendredi 21 janvier 2011 5 21 /01 /Jan /2011 13:35

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tu guettes, que guettes-tu

tu veilles, qui veilles-tu

quel est le nuage à qui tu parles

je vois tes lèvres bouger,

quel arbre garde les images

de quand tu étais plus léger

 

les brebis mangeront-elle tes mains de sel lorsque tu tomberas

nourriras-tu une mer d’altitude

 

je tiens ton torse blessé, pourquoi viens-tu à moi si las,

je n’imagine pas ton passé, je t’aime dans l’instant, le faut-il ?

 

ces montagnes de charpentier

leurs bois leur font une cagoule

où la neige vient se blottir

 

mon aire n’est plus loin je crois,

je la cherche depuis toujours,

je crois encore t’y retrouver

 

y poseras-tu

tes ailes déployées ?

  

 La Passa, 200111

 

 

Par Bojoy - Publié dans : Poésie
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Texte Libre

n’ayez pas l’air de rien, n’ayez l’air de personne

ayez l’air de comprendre plutôt que l’air de contester

surtout n’allez pas contre le plus grand nombre

car bien que ficelé, le troupeau se divise en de multiples miroirs

et son identité de groupe n’est pas son bruit de couloir

son téléphone arabe n’est pas un son de cloche

surfez dans les images toutes faites et le mélange de genres

soyez massepain, confiture,

yaourt grec

que votre sucre s’allège que votre volonté soit faite

pour plaire à tout le monde il y a trop de monde

le monde est bien trop vaste

dans le plus petit village les voisins se connaissent-ils

se dévisagent-ils, qui les étrangers de la porte à côté,

se détestent-ils, qui les mutants les bien intentionnés,

vouloir se regrouper, certes, faire une société,

se la représenter matin midi et soir, croire, et puis

passer à côté

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