Vendredi 2 avril 2010 5 02 /04 /Avr /2010 15:12

 

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Nous avons peur de tout

commandés par nous-mêmes

des ours imaginaires assis sur nos poitrines

un soleil absent qui nous pleure

 

nos troubles remontent à loin

nous aimons souffrir

danser, voilà ce qu’il nous faudrait

pour de bon, pour de bien

 

à cette femme seule qui s’assoit pour penser

un corbeau tend son aile bleue

piquée de sang.

_________________________

 

Hier, jour mort, je n’ai pas écrit

toi seul racontait dans ma tête

ces longs creux de la vie

où pas un ciel ne dort

par une douleur.

 

_________________________

 

Elle marche derrière moi

sur le parvis froid

elle pourrait être mon ombre

nous faisons le même bruit.

Par Bojoy - Publié dans : Poésie
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Texte Libre

n’ayez pas l’air de rien, n’ayez l’air de personne

ayez l’air de comprendre plutôt que l’air de contester

surtout n’allez pas contre le plus grand nombre

car bien que ficelé, le troupeau se divise en de multiples miroirs

et son identité de groupe n’est pas son bruit de couloir

son téléphone arabe n’est pas un son de cloche

surfez dans les images toutes faites et le mélange de genres

soyez massepain, confiture,

yaourt grec

que votre sucre s’allège que votre volonté soit faite

pour plaire à tout le monde il y a trop de monde

le monde est bien trop vaste

dans le plus petit village les voisins se connaissent-ils

se dévisagent-ils, qui les étrangers de la porte à côté,

se détestent-ils, qui les mutants les bien intentionnés,

vouloir se regrouper, certes, faire une société,

se la représenter matin midi et soir, croire, et puis

passer à côté

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