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4 septembre 2014 4 04 /09 /septembre /2014 14:02

Ah, c'est pas beau.

Voici que sur le blog s'affiche la publicité. En haut, à droite, sur fond blanc, perdez du poids, achetez des chaussures, vous cherchez du travail ? Cela n'a aucun sens.

C'est vraiment pas joli.

Je songe à déménager, ce blog devient moche.

Je songe à filer en douce, aller voir ailleurs si j'y suis.

Merci pour le bon vieux temps et adios. Oui, il va falloir que j'y songe.

Bah, tant de choses plus importantes dans cette vie... la poésie, ça se donne dans les yeux aussi... ça se vit... ça se publie dans un livre.

La toile, ce miroir de l'éphémère. A toujours vouloir passer plus vite, partout, on devient... rien.

Finalement 4 ou 5 visiteurs, c'est sans doute mieux que 1257.

Cette pub à côté, dessus, dessous, ça déprime.

Microscopique, vous laisser. Bon y'a personne de toute façon !

Juste un coup de gueule, un gros NON dans l'écran.

Allez, à plus !

JS

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3 septembre 2014 3 03 /09 /septembre /2014 18:40

DSCN5017-copie-1.jpg

des mètres de paroles,

intoxicado

refuge de silence, salon d’ombres

 

temps, alarmes, bornes,

intoxicado

lit d’échelles, rêves caressants, soieries d’intervalles

suspension rocheuses des eaux fossilisées

 

sollicitations, appels, incitations,

intoxicado

balancelle des rayons couchants

hamac de sable chaud

 

lentilles, cellules, écrans

intoxicado

frôleries veloutées

transparences

rosée, humus, cumulo-lingus

 

poubelles, routes, information,

intoxicado

ventres d’ailes, belles,

chevelures d’anges-femmes

 

monde, monde, monde, compté, décompté, raconté,

intoxicado

peau de verre brossé

manteau liquide du vent

 

plage aux rochers fumants d’écume

calme, abandon, confiance,

le bol de deux mains émaillé de reflets.

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29 juillet 2014 2 29 /07 /juillet /2014 08:46
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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 18:05

P1000841

020714(A Peggy) 

 

toute la nuit les rêves mènent bal

de petites gouttes de lumière vive trempent dans l’ombre de la chambre leurs pointillés blancs

redonnant au passage quelque transparence quelque pâle couleur aux champs et aux marges

la cloche prend son écho dans les branches les plus hautes des mélèzes voisins

la nuit reste si douce qu’à peine si je l’entends moi qui dors

moi qui dors

lorsque parfois je reviens pensant à toi dans les fonds de la nuit je me dis

la vie était facile, elle était belle, que deviendrons-nous

dans les poulies dans les virages qu’elle découvre, et nos refrains blasés n’ont encore rien vu

tant cet inconnu nous cerne, ranimant son mystère

 

dans le berceau de la chambre obscure je l’apprivoise

partageant avec toi ces instants chavirés de lenteur et de soin

de profondeurs tranquilles où les émotions taisent un peu leur couplet quotidien

là je dors et je pense, te donnant un peu de ces instants

prenant à ces pensées des bribes de repos

des bribes d’inquiétude

que je calme parfois, lorsque je le peux

parfois je ne peux pas

 

que deviendrons-nous

dans les poulies les engrenages

d’autre que des enfants tendres et seuls ?

toute la nuit, je contemple cette absurde beauté

et le brun si spécial qui cligne dans tes yeux

semble un frêle présage.

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24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 19:56

P1030040.JPG

240614

 

ca-y-est les arbres ont mis leurs larmes, ça grelotte en écailles sur les cuirs du ciel, les arbres ont mis leurs larmes

 on n’y voit plus rien à travers

 le vent fait onduler les queues poissonneuses des hêtres changés en sirènes

 leurs chevelures crépitent d’une lumière rare

 crois-tu qu’on puisse aller quelque part, à travers l’été

 crois-tu qu’on peut à travers l’art

 de ces foisons, passer

 cette chaleur, c’est une peau, un chant moite dans la gorge brune d’une femme rauque

 un trottoir d’herbe mille fois répété

 

 

 ca-y-est les vents s’emportent

 s’enfuient, s’achèvent,

 sur les miroirs fins des régimes de larmes, des grappes de ruisseaux,

 les mettant en danger, de tomber, de sécher,

 je me dis c’est fini, l’apnée, l’apnée c’était avant, lorsque le vent des fonds remplaçait mon souffle sans que je puisse l’arrêter

 quand le vent des fonds tordait mon souffle et le faisait rentrer

 viens, rentre, il ne fait pas bon sortir par ces temps troublés,

 mais maintenant c’est fini, si le vent me fait encore tomber,

 je l’ouvrirai aux ruisseaux éternels

 rien ne séchera

 plus rien ne séchera.

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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 16:24

 

1.      PROGRAMME 2014

Samedi

15 h      OUVERTURE DU FESTIVAL  sur la place du village

 Pendant les  2 jours -

 Rencontres, dédicaces des auteurs, lectures

Expositions peintures – sculptures—photos

Exposition photos « la mémoire du village des Omergues »

 16 h     Lecture en balade avec Loïc Quintin    

16h30 Atelier enfants  les 2 j :fabrication de papier

17 h    Table ronde avec Fabrice Vigne, Patrice Favaro, F. Malaval

18h 15  apéritif  offert en music avec Yves ROBIAL   

20 h     Fin de la 1ere journée  (repas  à la salle  des Omergues)

    Dimanche

 10 h     Reprise du festival 

10h30  Atelier d’écriture par Jacky Humbert

10h30  Atelier  dessins  pour enfants

11h15  Table ronde  René Frégni ,  Philippe Carrèse

13 h     Repas des participants et pour tous ceux qui veulent s’y joindre

15 h     Table ronde avec Yves Bichet,  Françoise Bourdon

15 h     Atelier  tout public: :avec Kristine Ricatte

            fabrication de cerfs volants (une belle envolée d’écritures)

16h15 Table ronde André Bucher, Marc Graciano, Emmanuel Merle

 17 h  Atelier d’écriture avec Joëlle Soyer

 18h 30       CLÔTURE DU FESTIVAL

rencontres et animations gratuites

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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 18:08

P1000897.JPG270514

on dirait que la nuit roule ses derniers rouleaux

aux pieds d’une aube en pleurs un matin de cœur gros

que les dernières falaises n’atteindront jamais l’eau

toutes soudées au ciel dans le fond du tableau

 

les draps restent clairs dans la chambre obscure

du gris du vert et du blanc

laissez-moi le temps

laissez-moi le temps

 

des aubes qui tanguent y’en a plein les murs

j’essaie de lire sur les lèvres

de ces nuits fragiles

aux humeurs impossibles

 

autant tirer les cartes à un mur sans fenêtre

ai-je les bons outils, saurai-je reconnaître

la vie qui se radine, sera-t-elle assassine

comme toutes ses sœurs

 

je meurs

toutes les nuits de leurs lèvres muettes

me parlent doucement pendant que je m’agite

 

j’appelle cette source

au secret véhément

tentant sur leurs lèvres voilées

de lire un peu d’éternité

 

dans cette nuit boiteuse

je dois souffrir enfin

que rien ne soit donné.

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22 avril 2014 2 22 /04 /avril /2014 19:51

P1020747.JPG

Le silence et l'immobilité pour cet instant où je vous retranscris les mots de Serge, sa tendresse, son humanité... dans ce beau printemps qui lui va bien, pour le geste qu'il fait depuis des années. Et parce qu'on sait bien que le poète est petit, celui que l'on voit en cache mille autres... Serge est l'un de ceux-là.

 

Un temps tu sais comme quand le temps

lui-même s'arrête pour écouter

que le soleil qui est de trop se tire sur la pointe

des monts bleus comme un vésuve

pour dire aux grillons qu'il est l'heure de se faire l'amour

et aux grands arbres noirs de dormir debout

sous ses lumières un peu la ville s'éveille

pour s'endormir bientôt sous les étoiles

c'est alors

que l'éternité me prend.

_____________________________

 

Le monde est

beau

hors de

l'ordure des

temps.

_____________________________

 

Un bol de lait fumant

vers les quatres heures du matin pour

une fois que le sommeil ne veut pas de moi

avec la confiture qui évidemment dégouline

un silence de fin des temps

se dire que le monde dort en occident

se rebeurrer une autre tartine

en calfeutrant mieux les trous

c'est pas une heure pour penser

lampes éteintes à ciel ouvert

pas la moindre constellation pour

me faire rêver

une putain de nuit pas dépourvue

d'un charme incertain

le bol à la lippe

pas une heure pour philosopher

mes petits chats dorment dans

les bras d'Anne

la soufflerie souffle

la confiture dégouline

le beurre se laisse beurrer.

_________________________________

 

DELIRIUM

Rêver, rêver au matin de l'amour

que j'ai bu et revu et repris

au fond des lits des paradis

évanouis qu'ils auraient pu rêver

rêver du vent dans mes doigts

qui t'enlaçaient corps et mains

sur ces rivages bronze et or

qu'ils n'osent même pas rêver

rêver......................................

....................rêver.................

rêver quand vient la nuit des cauchemards

qui portent en eux comme le temps

et les cris des mes enfants perdus

avec eux un jour je m'en irai

rêver, des enfants en guenilles

déferont ce monde où trônent

les porcs sur l'ordure des siècles

des famines et des pestes rêver

rêver............................A Dawson

des îles en cages attendent des bateaux

où s'éternisent des jours

qui nous sont comptés rêver

rêver quand ils font chanter leurs louanges

rêver que d'autres temps sont arrivés

où les morts ressortiront des tombes

avec aux yeux, toutes les fleurs

qu'ils n'avaient pu cueillir

rêver...........................rêver.................

rêver quand il gèle à pierre fendre

rêver qu'on se fout de l'été

rêver qu'en ont fini hommes et femmes

d'hiberner onze mois l'an  rêver

rêver..................................................

rêver Gavroche au fond d'un vallon frais

avec la Vénus de Boticelli pour y baiser

rêver............... à l'heure où les quasars

hantent les rêves des paléontologues

rêver rêver maintenant

rêver enfin.

____________________________________

 

LONDON - TATE GALLERY

Je ne veux pas voir Vincent

Ban Gogh ce matin, car ma tête est pleine de bruit

et mes jambes lasses. L'herbe est encore

mouillée sous mes doigts mais les arbres ne

peuvent rien contre les hurlements de la ville.

Anne-Marie est recroquevillée dans l'ombre,

la tête accrochée dans les nuages

elle est loin, tellement loin et elle pense à moi.

Mes yeux me pèsent et je ne suis plus moi

ses yeux à elle tantôt me fixent comme un

chien qu'on a frappé et vous aime encore

Londres me pèse

Mes enfants sont belles

et je suis là.

________________________________

 

Les rues sont vides

où je marche le soir

Et la pluie qui tombe

Me cache de moi.

_________________________________

 

Le bel été reviendra

et un jour, l'hiver

l'automne

Tout sera beau

Tu verras.

 

(Extraits de "Aux yeux, des rêves d'Archimède", Editions St Germain des Prés, Collection "la poésie la vie" - 1982)

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18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 12:59

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la beauté, son désert creusé en moi

ses humeurs de sable

abrasives et légères

et parfois, parfois

les dunes de grand calme

 

la beauté qui me déserte

ses écharpes dans l’errance

ne font que creuser,

creuser sans fin

 

puits d’or fondu, mon ventre,

ravin, tour de lumière

oeil des vents

 

mes rêves du bout des mondes

rapportent les images

le film répété, ton visage imminent,

l’immobile barrage

et la vague des temps

revenant renaissant

de ses ombreuses siestes

 

 traces ouvertes, passages,

aux propices lenteurs

stupeurs, décalages,

 

tout ce qui,

âpre, enroué,

 

meurt longtemps.

 

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 11:34

P1020199.JPG

Azée dort

son périmètre-nuit déploie ses infinis

immense ombrelle

ses mains s’éloignent de son corps

sous ses paumes l’herbe sèche du jour, intangible,

son corps est allongé dans une longue chute

 

elle revient à ce lit d’où tout était parti

aux heures méridiennes bien avant de savoir

 

bonheur des instants justes

lent regain-rêverie

aux fibres ondoyantes

 

laisser

dormir

ecchymoses et douleurs

 

laisser cet instant se recommencer

où l’on n’a plus conscience

 

la vie

la vie

la vie

la vie

la vie

la vie

la vie

la vie

la vie

la vie

la vie

 

la vie demande réparation.

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Texte Libre

n’ayez pas l’air de rien, n’ayez l’air de personne

ayez l’air de comprendre plutôt que l’air de contester

surtout n’allez pas contre le plus grand nombre

car bien que ficelé, le troupeau se divise en de multiples miroirs

et son identité de groupe n’est pas son bruit de couloir

son téléphone arabe n’est pas un son de cloche

surfez dans les images toutes faites et le mélange de genres

soyez massepain, confiture,

yaourt grec

que votre sucre s’allège que votre volonté soit faite

pour plaire à tout le monde il y a trop de monde

le monde est bien trop vaste

dans le plus petit village les voisins se connaissent-ils

se dévisagent-ils, qui les étrangers de la porte à côté,

se détestent-ils, qui les mutants les bien intentionnés,

vouloir se regrouper, certes, faire une société,

se la représenter matin midi et soir, croire, et puis

passer à côté

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