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31 octobre 2013 4 31 /10 /octobre /2013 14:49

...fil, de rasoir, d'oiseaux, d'amour, de femmes, de la vie.... la vie... la vie... en poésie.

Emission en lecture sur le site de Radio d'Ici :

http://radiodici.com/la-plume-a-loreille/

 

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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 20:19

Muda---Acrylique-sur-papier-2013---JSoyer2.JPG

Extrait :

là-dessous ça sinue,

ça source ça bassine ça dessine des rus

l’ombre des nues chemine entre les fleuves lents

et toute cette vue d’en haut semble flotter

 

sur quel cours notre barque

à quelle vélocité

je me vois pour toujours dans les eaux de rivières

lourdes, presque arrêtées

 

entre des troncs immenses,

aux racines inversées

 

 

mon bec aussi pêcheur

plonge, fend, air et eau

aucun autre désir que cet élémentaire

n’occupe mon cerveau

 

rassasiée je reflue et je remonte aux aires

où un soleil bleu sur mes plumes d’acier

aiguise ses ciseaux. 

 

 

 

http://www.abatos.eu/fr/home/55-muda.html

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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 15:13

DSCN2999

ce chasseur qui a tiré, nous le voyons de loin, bien en dessous de Ru,

ses trois chiens blonds dans le trèfle d’automne

nos poches pleines de serpolet nous le regardons s’éloigner

 

de la crête nous descendons, menues,

à travers la colline où vinrent les génisses

le trèfle et les refus

 

plein champ -fouler ta terre, ton soin-

je souris

de la raie que je lui fais

tranquille, invisible

 

à mon retour

un busard cherche mon regard

venu pour moi, il m’accompagne un instant de son vol sublime.

 

Arrivée, j’ouvre ce livre de Camus

heureuse, pacifiée.

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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 16:01

DSCN5017

la baie croise les pans brumeux de ses chemises d’eau

entre blonde et bleue

le sable hésite, un orage s’annonce,

les bleus se grisent

la plage cède ses rives

 

inerte, elle blêmit

ses graviers fondent en verre

sous les buées montantes

elle laisse le boutoir d’un vent de récidive

échancrer ses encols

 

tout s’assombrit pour l’heure

demain un ciel serein sur les chemises d’agathe claire

des keys

 

les sables scintillants semés de lettres mortes

un banc d’humains défunts rejetés par la mer

peaux brunes cernées de sel

rêves crachés du large.

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18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 11:52

DSCN2045

 

Muda

caja sin labios, cuerpo sin brazos,

besada, abrazado, adentro

el balance tan lento del cielo, adelantandose, suave, gracil, casi-inmovil,

amor infinito, nubes

mundo mudo, piedra espejo

alli te has quedado, alli en la meseta, caliente, eternal,

mar, manta, abrigo acogedor del frio

biombo por tanto amor

fuiste la puerta mas ancha, mas alta, mas amplia

fuiste como nunca,

una maravilla.

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23 août 2013 5 23 /08 /août /2013 15:00

Copie-de-DSC01551.JPG

j’ai rêvé que j’avais mal

ôtant un bouchon de chair

à mon corps plein

 

je pleurais, ignorée, seule au monde avec mon corps débouché

dieu sait ce qu’il contenait

peut-être une flotte de petits personnages de plastique bleu

 

bouchon, ballon, sang rond fondu, larmes glissières,

je ne rêve pas de cette vieillesse violente, progressive,

qui chaque jour prend un de nos gestes

 

souffrir de vieillesse chronique

rester joyeux entre les crises, malgré les vilains rêves,

tomber, se relever

quelle mécanique

 

dieu sait ce que mon corps contient encore

de joie et de douleur

dieu sait ce que j’ai peur de perdre, ou de laisser entrer,

par cette bonde que j’ouvris moi-même

 

oh lac, garde cette beauté, pour celui qui renaît,

pour celui qui s’assoit.

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31 juillet 2013 3 31 /07 /juillet /2013 20:28

DSC00398.JPG

 

jalons d’eau douce

eau passante, je ne fais rien, je ne suis rien,

je fonds

 

n’attendez rien de moi,

rien

 

je donnerai le meilleur

librement

le meilleur de moi-même, sans raccord, sans regret

absente, pourtant je serai là

je n’attendrai rien

 

août pose ses lignes

dans une eau si douce

elle a le goût du cristal, le goût des roches

pure, elle vient, sans maison ni repère,

coule, s’envole, s’enfonce,

fouettés, imbibés, trempés, émerveillés nous l’oublions

nous qui ne sommes ni la terre, ni le ciel, juste assoiffés

 

assoiffés.

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26 juillet 2013 5 26 /07 /juillet /2013 14:39

DSCN4245

 

Paris, Athènes...

Hier soir, l'atelier d'écriture a bu deux bières et est allé se coucher. La bière était bonne, le sommeil aussi, malgré une chaleur athénienne... J'ai bien réussi mon sommeil. Quelle forme a donc le sommeil, en terre pas cuite ? Non encore cuite, je me suis couchée sur la terre, pas bien en forme. C'est assez marrant l'écriture spontanée. Les idées s'emmêlent, s'entremêlent, s'enjambent et se détroussent.

La rue Patroklou est une rue d'un quartier d'Athènes, probablement. Son nom m'a parlé. Je me suis dit "Klou, ou patroklou ? " Et vous ? Etes vous plutôt Klou,  ou plutôt pas trop ? Un joli nom, dont, (je voulais mettre "donc", mais donc ne rime pas avec nom). Ainsi s'articule, ou plutôt se file mon texte, un texte sans grand intérêt, mais très spontané.

Rue Patroklou, je doute. A défaut de pointer, et ne visant rien non plus en particulier. Sinon l'envoi d'un article que 3 copines recevront, sorte de salut peu inspiré, de corde de rappel de dernière minute, lancée à celui qui dans le marais s'enlise.

Paris, c'est la photo. La nuit tombe sur Paris, il y a deux ans. Jolie lumière, ça pourrait bien être Athènes, et voilà.

Patroklou, nom peu décidé. Ca me va, en cette période de chaleur douteuse, ou de doute chaleureux, qu'importe.

Klou à toi, monde de dingues.

 

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27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 13:36

Nénu

 

 

lorsque tu ris, que tu es longue et douce

ma main sur ta hanche

lorsque le monde est ailleurs, qu’entre nous pas un instant

d’hiver

ta jeunesse et mon amour, je reviens

 

chanter nos chants

les cheveux de mon aîné

lorsqu’il tourne son regard

tendre renard

j’aime sans poids, sans frein

je reviens

 

je regagne ton épaule

ton œil veille

ton œil iguane, sans âge, empli de beauté

sur nous ton œil veille, et tes bras

 

pas un souci ne m’effleure

la vie est là

joyeuse et douce

je reviens

reposer sur ce bonheur

infinie, immortelle

 

je fais ce que je suis, tout ou rien,

je reviens

heureuse, pleine de mes chagrins

je reviens.

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7 juin 2013 5 07 /06 /juin /2013 13:10

DSC00294

 

ne me fais pas barrage avec ton corps

je pars, j’ai dit je pars, ton corps aura beau faire

 

les champs qui ondulent

les aurores sauvages

rien qui soit encadré, surveillé, créé,

 

je veux voir ce qui n’a pas été touché

 

 

 

ne me faites pas barrage avec vos corps

soient-ils de métier,  physiques, constitués,

ne me faites rien

laissez moi aller

 

laissez moi passer, vos corps ne peuvent rien

à cette liberté

souriez

 

je veux voir ce qui n’a pas été regardé

 

je veux voir ce qui reste, unique, du début des temps

et qu’on n’a pas trouvé

 

 

 

je ne veux pas de réponses simples, habituelles, ni d’identité forgée,

magma, crêtes, je veux voir, fut-ce les yeux fermés,

bien au-delà

bien au-delà de nos corps.

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Texte Libre

n’ayez pas l’air de rien, n’ayez l’air de personne

ayez l’air de comprendre plutôt que l’air de contester

surtout n’allez pas contre le plus grand nombre

car bien que ficelé, le troupeau se divise en de multiples miroirs

et son identité de groupe n’est pas son bruit de couloir

son téléphone arabe n’est pas un son de cloche

surfez dans les images toutes faites et le mélange de genres

soyez massepain, confiture,

yaourt grec

que votre sucre s’allège que votre volonté soit faite

pour plaire à tout le monde il y a trop de monde

le monde est bien trop vaste

dans le plus petit village les voisins se connaissent-ils

se dévisagent-ils, qui les étrangers de la porte à côté,

se détestent-ils, qui les mutants les bien intentionnés,

vouloir se regrouper, certes, faire une société,

se la représenter matin midi et soir, croire, et puis

passer à côté

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