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7 juin 2013 5 07 /06 /juin /2013 11:00

DSC00984.JPG

 

Le ciel a pâli

tant il faisait chaud

  

de bouche en bouche les histoires

changent de forme

 

vivre

trouver sous les couvertures

son histoire à soi

vivre, c’est tout juste soi

lovée là

 

le ciel a rosi

 

les mains sont sculptrices, potières,

à chacune son style

 

une étagère, la vie

sous les empilements de pots

un jardin, la vie

peuplé de statues inimaginables

 

pas zoo, bestiaire

vivre,

vasque-buste-chair

 

être

 

découverte là.

 

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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 16:36

Milan royal

aux aires mille fois retournée, revenue je descends, dans mes ailes éployées, dans mes voyages lents,

vois comme aux aires je mens, à moi-même, aux enfants, je feins de ne rien dire, mes masques mis dedans,

il faut bien revenir, il faut bien re-tourner, la vie est cercles lents, la vie s’ouvre et se fend,

comme on est où l’on est, au moment au moment, la vie sur nous se pose façon linceul blanc,

comme un ciel, un géant, un ours débattu, les pas sourds d’un amant au fond des souvenirs,

comme une main, un gant, le lierre au pied d’un banc, comme un vide éprouvé du bout tiède des ongles, sans savoir si on vit ce vide qui s’enroule, s’écharpe et se morfond,

 

qui parle de passion, qui parle de tourment, il est tout simplement question de tentation, du vide ou de l’oubli, même la survie devient, change et métamorphose, tout est comme déteint, dans l’eau vient une pause

et c’est là que je tiens, mon corps et mes paliers, intervalles, escaliers, je ne suis qu’une rose aux apogées intimes, au ciel je reste mime, aux champs bleutés des cimes, je doute et parchemine

si peu –déjà-, si rien, si peu suis-je ce lien,

roulant mes feuilles rousses, plumes de corne brune, dans le ciel je pousse un cri de rond de lune

marchant pour disparaître, matériau, élément.

 

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7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 16:48

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Ce soir je suis passé à P., où un homme jeune, un paysan, réhabilite une grange très grande pour y vivre et y travailler. Les murs ont été rejointés, du blanc sur les briques rouge, c’est très beau. La charpente sent le neuf, elle est immense, un bec de verre capte la lumière –je ne sais plus le nom de cette structure en pointe qui habite le toit-, la dalle vient d’être faite, tout est propre et lisse, on voit toute la boîte qui va peu à peu se compliquer de cloisons. Tout l’espace est ouvert et c’est beau, ça sent bon, avec le printemps qui entre, le printemps qui entre de toutes ses forces tranquilles, par toutes les ouvertures… et le sourire magnifique de cet homme jeune qui occupe de l’aube à la nuit ses jeunes années, ses années de force, car ensuite le plus gros sera fait, restera le quotidien, et les projets futurs qui n’ont encore ni nom ni sens. Un sourire qu’on ne voit que chez les paysans. Tranquille et profond, avec une lueur affectueuse. Comme le bonheur, un peu, enfin… l’idée que je m’en fais.

 

Mai 2013, je ne suis pas guérie, j’ai pleuré en partant, pleuré sur les agneaux tendres qui ne courent pas dans mon pré, sur les veaux doux qui ne têtent pas mes mains, sur les arbres en mai qui ne poussent pas devant ma ferme, sur le jardin que je ne cultive pas, sur le paysan auquel ma vie ne s’est pas épousée… sont-ce des réminiscences encore plus lointaines que l’histoire récente, dois-je remonter à mon adolescence, je vois des jalons, la vie que je n’ai pas voulue très jeune, puis qui m’a refusée bien plus tard, quelle boucle magique dois-je boucler dans mes larmes tristes ? Si tristes que la nature devient un lavis de verts tendres, mais flous, et mouillés.

 

Ce soir je suis passée à P. où un paysan magnifique me rappelle ma vie ratée, celle que j’ai loupée dans une gare où je ne me suis jamais rendue, ou trop tard, où je comprends que cette affection que je cherche elle se trouve peut-être dans les fermes du monde, où j’échangerais tous les magasins du monde contre un jardin, un poulailler, une étable, où je cherche la truffe des chiens de la main, comme si c’était elle qui allait remplacer ma mère, où je respire et je souris comme si j’étais heureuse, mais ça n’est pas chez moi, où est-il mon chez moi, ma ferme à moi elle se trouve où, dans quel rêve, dans quel hameau du bout du monde, je le cherche mon monde je ne l’ai pas trouvé, ma ferme tremble encore dans des larmes innocentes et inutiles, elle se dessine et se dérobe, je crois que je suis SDF, à laisser derrière moi ce qui le plus ressemblait à un rêve cassé… une maison en ruine.

 

Ce soir je suis passée à P., le printemps y est merveilleux, tant de hameaux, tant de fermes, tant de paysans, seuls, l’homme reste seul partout où il est, et je pense au temps qui passe différemment selon notre façon de le vivre, mais qu’on peut habiter profondément lorsqu’on a trouvé le lieu, le sens, l’eau de sa vie.

 

L’homme, seul, pourtant parfois aimé, le regard porté par les collines, les bras pleins de force pour un temps. Il faut bien faire quelque chose sur cette terre. Il faut bien exister. Je crois bien que l’homme qui a trouvé un sens et n’a pas fait de mal a fait beaucoup déjà.

 

Je ne suis pas malheureuse, je suis triste, je n’ai pas trouvé, et je n’ai plus de passion. Je sais combien de regret je porte aujourd’hui, et moi qui ne m’étais aperçue de rien ! Ou qui avait encore assez de force pour l’oublier…

 

Il y a un temps pour avancer, j’entre dans le temps où l’on se regarde avancer, voire où l’on s’arrête pour contempler. C’est l’impression que j’ai. Le passé n’a aucune valeur. Ce que l’on a fait ne compte qu’au moment où on le fait. Voici l’impression fugace que j’ai à cet instant. Que rien ne vaut plus avant sauf l’amour. D’ailleurs, le temps, c’est bien de l’amour ? 

 

Je ne crois plus à rien, sauf à cela, tout ce qui est écrit là. C’est le seul sens que j’ai trouvé, et je ne le vis pas. Je crois que j’ai le droit de dire ‘j’ai raté’. Sauf que mon jardin, le voici aussi, et celui-ci est réussi : aux aires, si j’ai perdu la passion, je le dis avec bonheur, cette occasion propice. Le bonheur c’est cette réussite. Je crois que j’ai réussi ceci : mon jardin est un livre, un cahier, une récolte de mots, de textes où la nature, la beauté et l’amour se font leur place, et elle est grande !

 

C’est peu, et je reste triste. Mais de ceci je suis fière un bon peu et cela me tient toute entière.

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21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 20:57

 DSCN7339

 

genoux des éboulis

chevelures des ronces,

résilles des micas

ce qui se perd de femme

dans les lignes des dalles

échasses peuplières

escaliers des terrasses

ce qui se joue de femme

aux escarpes calcaires

 

ce que mon corps désigne

sous les gouges

l’eau pourpre des automnes

dans les chairs des humus

 

glaise-blanc, sang des rouges

 

la terre tendre, mes paumes,

à la morsure des ronces

rude abîme, dure course

ce qui de moi gravit

 Vue

parfois, tant de pente m’accable

je perds pied dans les rampes

puis

la ronce devient douce

un corps pris dans les lianes

c’est mon corps c’est toi

tu me hisses aussi loin que tu le peux

tu m’ouvres une voie

bien au-delà

où tu deviens les bras que je n’ai pas

où tu portes la lune vers mes yeux

 

et tu me dis « tiens,

est-ce bien celle que tu veux ? »

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12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 14:16

120413 (A Pierre, sur du Bertrand Belin)

 

  Les deux arbres

 

 

je  n’ai pas de question

le vent me suit sur cette route

je m’emplis de vide

partout le printemps monte mais les vieux arbres bourgeonnent lentement

je m’emplis de vert, j’emplis de vert mes pupilles

le printemps vient, le long des vieux arbres aussi

j’explore cette sensation de vitalité

je ne sais plus comment c’était

avant

 

c’est bon cet hiver qui s’en va, ce froid qui cesse de mordre

que disparaissent des plateaux les filoches grisâtres de la neige

qu’ils fondent maintenant, ces vilains coussins de soie grège

ils ont fait leur temps

 

que tournent les saisons, les jours, et que tout change tout le temps

c’est bon ce jus brûlant qui grimpe et me détord

passagèrement

 

un homme chante, sa voix grave se promène lentement

c’est Bertrand je l’écoute il dit que rien n’a changé

moi je dis que tout change continuellement

nous disons le contraire nos mots pourtant sont jumeaux

c’est si beau

 

nous pourrions vivre au bord d’une piste comme de vieux arbres voisins

ou bien au bord d’une prairie

nous chanterions ensemble à pleine voix

le vent dans nos vieilles branches

comme un vieux couple

vide et heureux

pour l’instant.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 16:21

Oh no, not that !!!

 

Ce sont les opposés qui m’ont toujours fascinée, ou dégoûtée, dans la vie, dans les affaires des hommes,

L’opposition entre la vie et la vie, l’affrontement intérieur extérieur de la vie avec la vie,

Les oppositions, ce qui fait qu’un homme peut être capable du meilleur comme du pire,

Car le même homme est un autre, ou bien son contraire, ou encore une différence subtile et due à la complexité de sa conception ou alors à l’avancée de son cerveau dans le temps (et son cerveau n’avance pas à la vitesse de la lumière),

Je pense au contraste entre un sentiment fin et particulier exprimé avec douceur et bienveillance, et un éclat de haine sauvage dans le passage d’un regard, même chez le plus « raffiné » des hommes, la seconde où le cerveau lâche un message venu des profondeurs insoupçonnées, comme un message subliminal, qui nous laisse une impression étrange et diffuse de contradiction,

L’apparente contradiction entre une bonne action, une vraiment bonne action, pas celle qui se dit, celle qui se fait sans se dire, et qui a un bon résultat, comme de donner un cours de soutien en français à un enfant, Djamel ou Youri qui parle pas très bien et n’écrit pas du tout, juste parce qu’on sait qu’il en a besoin et qu’on est voisin avec ses parents et que ça va lui faciliter la vie,

et une mauvaise action, celle-ci ne va pas se dire dans la grande plupart des cas, une vraie action bien dégueulasse comme voler le portefeuille d’une vieille dame qui vit sur une maigre retraite, ou bien aller la torturer chez elle pour qu’elle révèle où elle cache ses bagues et lui gâcher la fin d’une vie qui déjà n’était pas très facile, ou bien encore faire exploser des bombes atomiques dans une île du pacifique…

Alors, conscient ou inconscient, le contraste est bien là. Ah, ils s’amusent en PNL ! Ah, ils rigolent en coaching ! Ma petite langue de bois, mon trésor !

Opposition, vie/mort, bien/mal, complexité de la constitution, des organismes, des montages, la vie avec son contraire, la vie avec la vie.

Qu’est ce que je vais bien pouvoir faire de ce p… de texte ?

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 14:43

anen2-copie-1

010413 (car le silence à la beauté va mieux que le bruit - Glacier Langgletscher / Lotschental)

 

 

bien loin en contrebas, je la vois

minuscule, ma maison

 

je plane sur les courants d’air

tenant un compte indifférent des chaos

des rivières

des glaciers touchant le ciel, où

de longues ombres blanches

avancent sur la glace

 

je me sens bleue, translucide,

comme une caresse

 

comme une crevasse

 

je suis source

beauté

filtre de lumière

le moment et le lieu où cela commence et se termine

 

souvent s’effondrent mes falaises de glace

dans un fracas épouvantesque

parfois même

je meurs

 

le temps, pour sa plupart, m’entoure de silence.

 

 

 

 

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21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 19:01

Paysage Versanne 160911

Atelier ratelier chapelier allez, faut que j'y aille, moi, c'est pas tout...

Il se trouve que je m'apprêtais hier à parler ici des jeux de couture, pardon, d'écriture que nous allons faire à Bourg une fois par mois à partir du 28 mars, ce qui m'enthousiasme beaucoup...

Sur ces entrefaits...

Mon article étant en attente dans les "brouillons" (pour la raison qu'en le faisant je fus interrompue par les choses de la vie), j'apprends que la séance de signature de mon bouquin que je devais faire à la Librairie de Paris de Saint-Etienne (ben oui, dans le 42, pas dans le 75) le samedi 30 mars est remise en question. J'explique un peu : bien que j'avions dit à mon éditeur que je ne pouvions pas participer le vendredi, parce que je travaille, je suis une poète qui travaille bêtement, 5 jours sur 5, vendredi compris, mais que le samedi bien sûr, cela ne posait aucun problème, et donc moi, pauvre poète obscure et modeste, poétesse qu'aucune brosse ne peut faire reluire, car une poète qui travaille ça ne rime à rien, ça n'a pas de beauté, ça n'existe pas ! (rien à voir, allez vous me dire... à voir !) mince, la phrase est trop longue, fourre-tout, chiante même... bien que, donc, et bien "on" m'avait  mis le vendredi ! Pour répartir équitablement la faute, je dirai que sans doute cela arrange la librairie et que mon éditeur et elle s'en fichent un peu... Ah, les aléas des jeunes écrivants... (merci Monsieur Volkovitch). Pour ce qui est de s'en ficher, je veux bien m'en ficher raussi !

Alors des signatures avec une poète qui n'est ni prof ni philosophe, qui n'a pas de copains bien placés dans le domaine, qui n'a pas fait parler d'elle, qui vivote dans son bled sans passer son temps à frapper aux portes de la renommée, ou de la reconnaissance, enfin cette poétesse là qui allait modestement participer au modeste événement local de la Librairie de Paris à Sainté, avoir le plaisir de rencontrer plein d'autres auteurs locaux, d'échanger avec M. Lionel Bourg, qui lui sera présent le samedi, c'est un poète plus connu ! (vous vous rappelez, le sketche de Coluche, "plus blanc que blanc", et ben, y'a des poètes un peu plus connu, tout est question de relativité, mais là, j'arrête, parce que je suis pas matheuse). Du reste je suis contente de citer M. Bourg, parce que je suis en train de lire un de ses reccueils et il me plait plutôt... j'aurais vraiment eu plaisir à causer avec un poète un peu plus connu. Je l'aurais mieux connu, moi tout au moins. Bon ben niquedouille, je vais passer ce samedi là en compagnie de mon non moins méconnu ami de coeur, en haute-loire. Pas besoin de réfléchir longtemps pour savoir que je n'y perds pas au change... 

Ah, c'est dur de sortir de l'anonymat (enfin bon, se faire un nom, soyons clairs, n'a jamais été un but pour moi, ça n'est pas ça que j'avais en tête, et puis dès qu'on est un peu connu on a du monde sur le dos, sans façon...). Par contre, se faire offrir une jolie occasion sympathique comme tout de partager, échanger, découvrir, déconner, pour se la faire oter de la bouche aussi sec, quel dommage, quelle couillonnade, si vous me permettez.  Mais bon et rebon.

Bon ! Maladresse, débordements d'emplois du temps, manque de place, c'est que ça prend de la place une poétesse avec ses deux petits livres jumaux, en plus si ça fait venir personne... bon. En plus je crois que j'ai grossi...

Quelle perte d'énergie inutile tout ça...aurai-je même dû écrire ceci ? Oui, j'aurais dû, parce que voici le rebon :

Rebon !

J'ai ressorti mes classeurs d'ateliers d'écriture, ceux où je garde tout un tas de petites annotations malignes, ceux où je consigne, découpe, propose, ceux dans lesquels nous attendent mille et une idées déclencheuses pour nos petits ateliers de Bourg dont personne ne parlera, MAIS qui nous apporteront beaucoup de plaisir, de bons moments de rire, de partage, de doute, de questionnement, de simplicité, tout ce qui fait la vie en groupe. Je les ai regardés, touchés, ouverts, fouillés, et puis aussi les livres dans lesquels souvent je pioche quelques idées, et j'ai eu l'espoir immense, et toujours modeste, de faire avec tout cela plaisir à d'autres qu'à moi, ensemble. Presque je refuserai le conformisme, de celui qui dit "tu fais des ateliers, oh trop bien, il faut absolument que tu préviennes la presse, que tu sonnes les trompettes locales, c'est le moins..." Ah bon ? Même ça je me demande... oui bien sûr, c'est un "moyen de communication de masse", la presse. Mais la presse, elle s'en fout tellement que c'en est risible. Elle envoie ses collaborateurs locaux qui ne savent quoi dire ni quoi penser, et puis entre le mot qui sort de votre bouche et celui qui est imprimé, parfois un monde s'insinue que vous n'aviez pas soupçonné... hé hé, la presse... Bon sang mais qu'est ce que j'ai contre ce monde, allez vous dire. Mais tout, tout !!! Je refuse de m'abonner à la connerie, de pointer à la bêtise, de supporter la malhonnêteté, de cautionner l'hypocrisie, ah, l'ypocrisie. Tout. Par contre bien sûr, je veux bien tenter d'aimer mon prochain, au mieux que je peux, et tant qu'il ne me donne pas une bonne raison de me méfier de lui. Tout ça est difficile et un bel exercice d'équilibrisme. Nous nageons dans un mode d'inégalités, y'a pas un couloir de natation qui est dessiné pareil, allez après ça vous y retrouver et expliquer à vos petits... Je le sais bien, que je suis pas une boule d'optimisme et de positivisme. Je ne cherche même pas à l'être. Si c'est bon, si c'est beau, je sais le reconnaître, et l'aimer, et le promouvoir. Je n'irai pas plus loin.

Un petit poème, c'est pas la peau des yeux de la mer à boire, un p'tit poème, c'est quelques mots d'amour sur un lit de secondes...

Je vous adresse un élan d'affection gratuit et bienveillant, à vous qui viendrez... et mon invitation ne sera pas annulée de mon fait, je vous le promets.

De toute façon, personne ne lit ce blog, pas vrai ?

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 21:56

LeBouleauEtLeSoleil.jpg

Sinueuse, petite, sèche et grise

la route sur Argental

à son bord un bouleau blanc à la chevelure de fils rouges

d’où s’envolent des musiques

derrière lui un ciel rose de fin d’après-midi

c’est mars, mon amour, c’est mars encore,

comme tous les ans

 

celui-ci est très joli dans ses pauvres polychromes

 

la robe mouchetée de l’arbre

son collage contre-jour

œuvre naïve.

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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 17:29

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1/ Le 9 mars 16h Mafana Café à Annonay, lecture croisée de poèmes avec Daniel Rivel (organisé par la Hulotte, ma librairie préférée...) - http://mafanacafe.c4.fr/

2/ Le 30 mars à la Librairie de Paris à St Etienne, signature du livre "Donner Corps" avec d'autres auteurs du coin (et mon éditeur préféré : Abatos) - http://www.librairiedeparis.fr/infosprat.php

3/ Le 2 juin à Roisey, fête du livre ! http://www.livre-ensemble.fr/pages/programme.php

 

Bien à vous,

Joëlle

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Texte Libre

n’ayez pas l’air de rien, n’ayez l’air de personne

ayez l’air de comprendre plutôt que l’air de contester

surtout n’allez pas contre le plus grand nombre

car bien que ficelé, le troupeau se divise en de multiples miroirs

et son identité de groupe n’est pas son bruit de couloir

son téléphone arabe n’est pas un son de cloche

surfez dans les images toutes faites et le mélange de genres

soyez massepain, confiture,

yaourt grec

que votre sucre s’allège que votre volonté soit faite

pour plaire à tout le monde il y a trop de monde

le monde est bien trop vaste

dans le plus petit village les voisins se connaissent-ils

se dévisagent-ils, qui les étrangers de la porte à côté,

se détestent-ils, qui les mutants les bien intentionnés,

vouloir se regrouper, certes, faire une société,

se la représenter matin midi et soir, croire, et puis

passer à côté

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