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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 20:50

Comme pour parler pour ne rien dire, réécrire sans cesse les mêmes choses est insupportable. Surtout pour ceux qui lisent. S'il n'y a rien dans tout, c'est qu'on a trop dit. Le Pu Erth (c'est une race de thé noir) rosi le bol blanc. Il n'est pas noir, il est rouge. Et ses feuilles se déploient en fonçant l'eau de manière hallucinante. Demain, quel temps ? N'importe. Demain, je passerai, como los que pasaron, entre los visillos implacables, demain, je trouverai le soleil.

Ce poème qui parlait des citadelles espagnoles.

Retourner à Barcelone, retourner à Guadix, traverser la sierra sous un soleil de plomb. L'été, ça paraît irréel, l'été...

Banal et thé. Ce soir.

J

 

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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 21:38

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ces constructions je les fais en esprit

j’élève des murs en ruine qui ne font obstacle à rien

mes bâtisses s’appellent

celle qui veille bien

celle dont le cœur écoute

et si à l’intérieur parfois

des fantômes

cette femme couchée

à qui l’espoir ne dit plus rien

un épervier

dressé sur sa poitrine

et des fleurs sur l’eau

pour ceux qui sont partis

maintes portes dont les ouvertures battent

 

ma maison est

pleine de vie

 

pistes épique, rêves en attente

quais, blocs, aiguillages,

un homme joue à avancer

lent, vif et lent, sûr de son pas

rage, cage, enfantillages

et les virgules qu’il n’ôte pas

des corps sages

 

ma station est

pleine de vie

 

 

ces constructions, des murs en pain de mie

les revers d’un appétit

sauvage

je marche vers l’océan

ça scintille, tout se revient,

j’oublierai de souffrir

la beauté

devant moi

 

mon regard aime

ce qu’il voit.

 

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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 19:40

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280113 

ce qui se dévoue se dévoile,

un nuage entonne son chant orangé, un nuage épelle givres d’hiver,

éperons des froids aux flancs versatiles,

vents d’épingles fines harcèlent mes côtés,

des vents abusés, d’étranges plans de vol,

 

où es tu mon ange, ton regard soyeux posé sur les autres,

où es tu qui dors, lourd comme un rocher,

ombres et lumières s’alignent, se succèdent,

dans le ciel rosé, bientôt février

bientôt février, qui reste à passer

avant d’autres gués, où tant d’hommes refuges veillent à ne rien dire qui pourrait

susciter changement,

je n’ai que toi

toi qui reste calme lorsque je colère,

toi qui reste mer lorsque j’océan

toi que j’ai parfois crainte d’effrayer, ou de décevoir,

pourtant j’ai confiance dans l’amour voyageur de ton regard

dans la douceur de

tes mouvements intérieurs

 

où nos eaux mutantes se mélangent-elles, mon ange châtaigne mon ange épervier,

tes yeux d’or brossé câlinent mes orages

racontent à mes pluies qu’un printemps vient bien

bercer nos tendresses.

 

 

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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 12:01

 Le monde vu(Sculpture de G. Schubotz)

 

bienvenue, ma douceur, mon enfant, dans ce monde complexe

où selon

que tu seras noire, blanche ou jaune, masculin ou féminine,

qu’on saura que tu es l’amie de quelqu’un plus connu que toi, à quelque échelle que ce soit,

qu’on supposera que tu as ou non de l’argent, ou bien que cela se verra,

que tu sauras plus ou moins bien cacher ce qui aux yeux des autres pourrait passer pour des défauts, ou bien que tu assumeras tranquillement ta différence,

que tu auras à tout prix besoin d’être aimée ou bien que tu pourras rester toi-même malgré le ressenti des autres,

que tu laisseras les autres changer ta route ou bien que tu feras ton propre petit chemin,

que ta voiture sera une Mercena ou bien une deux-chenaux,

qu’on pourra identifier la marque de tes vêtements, ton habit de moine, la peau de ton ours,

que tu afficheras tes croyances ou tes doutes, tes idées, tes états d’âme ou bien que tu les cacheras,

que tu auras l’air sûre de toi ou bien que tu te sentiras lamentable,

que tu marcheras sur les autres pour passer, ou bien que tu leur tiendras la porte,

selon tout cela, ma douce, tu verras,

on te traiteras différemment à chaque fois,

et pas un ne te traitera de la même façon

pas un ne te verra du même œil, sauf peut-être le faucon

et celui, ou celle, qui saura t’aimer et te pardonner

tant ce monde est complexe et l’œil de l’autre omniprésent bien qu’aveugle parfois

personne ne te verra nue, personne ne saura vraiment qui tu es,

encore moins si tu ne le sais pas toi-même,

alors je te souhaite un bonheur brûlant, que sa flamme soit haute et vive ou bien petite et tenace,

un bonheur que cette vie qui ne fait que passer ne brade pas aux apparences,

quand tu seras, car tu seras

nue et anonyme, ton identité précieusement gardée au-dedans de toi.

 

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 21:00

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  150113

 

les grands moments de l’histoire étant consignés pour de bon, identité-identités, je me rappelle à l’histoire que j’avais imaginée, que je n’ai pas pu terminer, j’en ai changé,

j’ai changé d’histoire

 

 

celle qui précède n’a pas de fin, comme il se doit, et celle qui arrive n’existe pas encore, presque pas encore, me voilà lui réservant un espace assez vide pour rester disponible,

j’ai changé d’histoire,

je ne sais pas encore ce qui viendra

presque pas encore

 

 

la première était une guerre subie,

 

celle-ci,

mon lit entre tous

 

et tout ce temps qui nous reste !

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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 19:29

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ratures de l’histoire, abréviations du temps,

défilé impérieux des pertes de mémoires

innocent et joueur, joueur et innocent,

un encrier gestant patiente à l’écritoire

 

comment garder espoir dans les cavernes, ils parlent

dessins hiéroglyphes, fèves noires, balcons, dédales,

ce que ces semblances ces runes installent, ils parlent

ils parlent, ancestraux, visionnaires, âmes amicales

 

poètes, ils parlent, à travers tout, particulaires,

scribes des jardins basaltiques, granitiques, calcaires

marbriers végétaux, glaciers des sagittaires

ils parlent, passeurs, magiques, messagers serpentaires

 

dédiés, ils parlent, paumes ouvertes,

intemporels, omniprésents,

on les entend, on les entend peut-être

dans le désir et les fosses des vents.

 

 

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 19:37

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Cités, carrières des hommes, mille et une montées sur le dos des années. Terres modelées, cristallisées, merveilleuses.

Je vous regarde comme si demain un glas joyeux sonnait la perte de mes yeux.

Je vous vois jaillissant de terre et sur vos murs je cherche des yeux traces de sel.

Je vois comment le peintre a rendu vos beautés.

Comme un temps même doux pourrait vous altérer, pour peu qu'on le laisse sans nous.

Temps d'hommes, sablières pointilleuses.

Berceaux.

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31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 13:43

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Une femme se tient dans la rivière, face à la cascade, longs cheveux noirs, corps blanc.

Un pieu prolongé d'un faucon.

Les couleurs que le soleil emmène, avant que les lumières de la ville deviennent pâles.

Brisées d'aube au crépuscule. Rosoiements, arbres habillés de lierre.

Trois pins géants percent la colline.

Un cercle parfait, vide : la liberté.

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20 décembre 2012 4 20 /12 /décembre /2012 17:49

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16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 18:42

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Monsieur le Président de rien, Monsieur le roi d'un tout petit monde, Monsieur mon ami le plus cher, c'est à toi que je te parle, voisin, compagnon, pote, mon ami mon ami mon frère, avec toi dans la poussière je piétine les couronnes et les titres, leur préférant des sources bien plus claires,

Certains moments sont de pierre tendre, certains de diamant doux, les joyaux des minutes, les sourires, les déconnades, les partages en tous genres, salés, sucrés, avec ou sans alcool, calmes ou bazar, certains moments n'ont que l'inconvénient d'être impossible à arrêter, qu'on ne parle plus de temps, qu'on ne parle plus que de densité, de plaisir...

Je dis ce qui couve par ailleurs, scribe ou conteur, attrapant le fil qui circule entre toutes les mains pour en faire un dessin, une maille un réseau, ne sachant où va ce train qui s'articule jour après jour, ce chaos plein de sens, ce jeu de construction lent et faillible, cette tour penchée toujours recommencée. Ne sachant pas et pourtant... j'ai confiance.

Certains moments sont un jeu inoui, les mots bienveillants d'un texte oublié, un tissage facile lorsque tous sourient, que les esprits ont lâché, et que sur les pierres tendres poussent des fleurs têtues qui n'ont pas de racines, sinon que leur joie y demeure, sur les pierres...

Les rues n'ont pas de Sauveur, les vies se succèdent, qui s'éteignent de minuit à cinq heures, et c'est là dans ce vide lumineux que nous donnons le meilleur de nous mêmes, c'est là que nous nous arrêtons un instant de penser, pour danser, mon frère, pour danser.

Danser avec toi c'est magie. Danser avec toi c'est beauté. C'est joie, c'est liberté. C'est partage et amour, bon sang, ramasse donc ces épines qui n'ont que faire sur le tapis de nos soirées...

A vous, avec vous, avec mes meilleurs sentiments levés de la poussière sous mes pas lorsque je danse, à vous les gestes que je forme, pour vous le dire afin que vie soit douce,

Joëlle

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Texte Libre

n’ayez pas l’air de rien, n’ayez l’air de personne

ayez l’air de comprendre plutôt que l’air de contester

surtout n’allez pas contre le plus grand nombre

car bien que ficelé, le troupeau se divise en de multiples miroirs

et son identité de groupe n’est pas son bruit de couloir

son téléphone arabe n’est pas un son de cloche

surfez dans les images toutes faites et le mélange de genres

soyez massepain, confiture,

yaourt grec

que votre sucre s’allège que votre volonté soit faite

pour plaire à tout le monde il y a trop de monde

le monde est bien trop vaste

dans le plus petit village les voisins se connaissent-ils

se dévisagent-ils, qui les étrangers de la porte à côté,

se détestent-ils, qui les mutants les bien intentionnés,

vouloir se regrouper, certes, faire une société,

se la représenter matin midi et soir, croire, et puis

passer à côté

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