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16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 18:33

LaRuine1.jpg

il fait nuit noire

des poinçons de papier s’étoilent dans le ciel

la nuit cligne des cieux dans un an sans histoire

où sont toutes ces années d’ignorance

où sont nos mondes à part

je ne crois pas à ces phrases dont le sens m’échappe,

ces ornements futiles dans un monde inodore

la vie qui s’étagère

 

je vois ces coteaux aux terrasses murées de pierres sèches

les ronces qui donneront des mûres

je vois ces ateliers à tout instant sur nos parcours

bornes d’apprentissage

je vois au bout de tout

tes yeux qui me regardent

 

tu es comme une récompense

comme la meilleure note que j’ai jamais méritée

et lorsque tout m’arrive à n’importe quel instant

je sais que c’est avec toi que je fais le chemin

qui nous reste à nourrir.

 DSCN0871.JPG

 

 

 

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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 10:11

 

Article Progres JS

 

 

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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 20:38

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où suis-je qui chemine en gamine affranchie

biche désordonnée à la poitrine brave

battant de ses sabots aux quatre coins des cercles

vivants

 

exposée au désir d’une nature radieuse

tendant ses paumes neuves aux saisons en déclive

aux lisières des ravines

 

regarde où je suis, regarde, je t’apprends, mes doigts sur les arêtes douces

de ton visage d’enfant

mes doigts qui te suivent lentement, à l’infini

ton regard qui m’observe alors que je chantonne

ton regard qui m’observe alors que je gémis

 

je suis perchée là haut d’où je vois les vallées

au dessus des nuages dont les écharpes volent

le long d’un paysage qui n’a rien à cacher

regarde je suis là, épousée d’herbes folles

 

je suis où j’ai confiance, dans les jours qui naviguent

où nos pas nous retrouvent, ensemble, où sommes nous

nous le savons si bien, dans les mouvements d’air

avec l’eau des heures tendres qui clapote à nos pieds

 

je suis là où je suis, je suis où tu seras

t’attendant lentement doucement comme en rêve

pour qu’à la femme dense dans mon corps composée

tu viennes t’assembler, fruit de patientes veilles.

 (13/12/12 - A Pierre)

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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 17:23

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Tant d'épis.

 

Chantent les droitures ployeuses des blés sous la brise, la brise-vent, où les pages fines de leurs doigts coupants dressent leurs mouchetures de soie vers un ciel mi-cuit. Froid, je n'ai pas froid. Peur, je n'ai plus peur. Je dirai à qui j'aime je t'aime et à qui se met en travers de porc qu'il est un indigne.

 

Tant de rires, dans ces épis traversés de frissons sans âge.

 

Je puise où tout homme a puisé : la joie dans la tristesse sans fond, la beauté aux fenêtres du monde, ce lien vital et puissant avec ce qui traverse les éléments et les matières. Je puise en femme, cherchant des frères et soeurs égaux. Le calme dans le souvenir de la douleur, la sérénité dans... qué sérénité !!!???

 

Je gire définitivement le dos aux sollicitations basses et aux idées imberbes, pour tourner mon regard vers les coteaux prometteurs où des vignes ourlées de traits de khôl bleu s’étagèrent en sinuosités géniales.

J’invite à la paresse, à l’oignon cru et à l’identité assumée, quoi que l’on soit, singe ignare ou malin, édredon ou calin, monstre des nuits d’eau trouble dans les mains soudain blêmes d’un homme banal et quotidien, qui d’un battement d’aile devient aigle, ceigne, puisse tes bras ailés ceindre enfin mon squelette qui se donne, mes muscles qui se donnent, mes rires qui se donnent, mes entrelacs de doutes, de volonté, d’oubli, mes arpèges mes gammes, l’or à peine goûté de mes vies polygames.

J’ai en moi des kilos, des tonnes d’amour mal léché, las d’attendre qu’on me prenne pour une autre, séché de ne connaître de saison, alors oui, je n’ai plus peur, et toi non plus, je t’invite à te libérer. Viens, sors de ta crainte et de ton mutisme – chante !

Je prends à double main mes saignements mes maux, la gloire de ma médiocrité, pour en faire un gâteau d’herbe, et voilà que j’attèle ma fusée solaire aux aspects multipliés, pour aller te rejoindre, pour aller te retrouver, pour venir à toi, mon homme de la lune, mon ami, mon magnifique ami dont rien en moi ne veut douter, parce qu’avec mon nouveau moi qui n’a plus peur, je franchis mes propres obstacles.

N’avoir plus peur de rien, c’est risquer de se mettre à dos toute la société. Mais le monde est plus vaste, qui a besoin d’hommes et de femmes alertes et rebelles, insoumis et vrais. Qui mutuellement se veulent du bien. Et je me sens femme lorsque je monte à cru ce monde merveilleux où je sais te trouver. De mille, multiple, te voilà unique. Je vais maintenant nous garder, toi et moi, pour le restant de la vie.

Car la terre est bleue comme une orange, et qu’en pays de plaine, c’est la règle, trafic de collines.  Car un seul homme viendra à bout des fumées brumeuses que la peur aura laissé derrière elle, la traître, et soufflera sur leurs queues grises pour m’aider à les faire disparaître.

Oracles et oh paraîtres! Je vous pelle et balayette.

Venez vrais, venez sans masque et sans maquillage, venez danser sans loi, sans âge, venez faire cercle autour de moi, dont une pierre de lune et un rubis ornent la gorge, tournent la page. Venez car je vous aime, puis laissez nous dormir sur une pierre large, nos mains entrelacées entre nos deux visages.

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2 décembre 2012 7 02 /12 /décembre /2012 20:02

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02/12/12

tes mains

le soleil sur ton dos

les  coquilles de nacre que tu ouvres en riant

ce regard attentif

ce regard entêtant

 

un rêve nous relie qui me voit voyager, marcher dans ces allées bordées de cloisons floues

ta présence un refrain, une borne magique dont je cherche la marque avant nos rendez-vous

 

et ta voix qui raconte, son pont d’arc lancé au dessus des espaces,

ses flèches de soie bleue, son soleil, ses silences

 

ta joie, ta confiance, la lumière sur ton épaule. 

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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 21:00

  140409

 

 DSCN1801.JPG

Sable 

 

C’est l’heure de quoi, c’est l’heure de rien

avec tout ce sable à mes mains

dans l’arène sourde je erre

je ne sais où jeter ma faim

au gravier qui me fait obstacle

et ce long ce muet par terre

à la poussière du spectacle

oh mon silence et oh mon guet.

 

 

Identité 

 

Gués, heurts, trouvailles

Seuils orées jeux de paumes

Ce qui nous définit

A quel instant

 

Ce qui nous définit

Ensemble.

 

 

 

Colère 

 

Le vent froid fait mal aux poignets

Un dernier destin

Avant d’aller coucher

Son impuissance

En réfléchissant au possible.

 

 

Certaines vies sont difficiles, improbables,

Inouies

Mais impossibles, point.

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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 20:32

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(Camargue 2011)

LE SABLE ET L'ECUME - Extraits


Oui, il existe un nirvana. On le trouve quand on mène son troupeau dans un pré verdoyant, quand on met son enfant au lit et quand on écrit le dernier vers de son poème. (Pour Pierre)


L’esprit est souvent un masque. Si vous pouviez le déchirer, vous trouveriez soit un génie irrité, soit une intelligence illusionniste.  (Pour JPN)

 

Les tortues peuvent en dire davantage sur les routes que les lièvres. (Pour JD)

 

Si vous révélez vos secrets au vent, ne lui reprochez pas de les révéler aux arbres. (Pour JG)

 

Mon père et ma mère désiraient un enfant et ils m’ont engendré. J’ai voulu une mère et un père, et j’ai enfanté la nuit et la mer. (Pour APO)

 

Quand la nuit tombe et que vous êtes aussi sombre, couchez-vous et demeurez sombre.

Et lorsque le jour se lève et que vous êtes encore sombre, levez-vous et annoncez résolument au jour : « je suis encore sombre. » Il est stupide de feindre avec la nuit et le jour. Ils riraient tous deux de vous. (Pour JPN)

 

J’aspire à l’éternité parce que j’y rencontrerai les poèmes que je n’ai pas écrits et les tableaux que je n’ai pas peints. (Pour mon père)

 

Chaque pensée que j’ai emprisonnée dans la formulation, je dois la libérer par mes actes. (Pour Pierre)

 

L’art est un pas de la nature vers l’infini. (Pour Pierre)

 

Les branches des saules s’élèvent au voisinage des chênes. (Pour Pierre)

 

Il est calme, patient et rêveur. Sa large poitrine calme mon agitation. (...) Je suis lasse, mais je ne mourrai jamais. (Pour ma mère, pour moi-même)

 

Si tu croises un bienheureux qui renonce à l’inaccessible, bien des leçons sont à tirer de son comportement. (Pour nous tous)

 

 

 

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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 18:57

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(A Barjavel, aux poètes, aux hommes sensibles et bons qui sont mes amis... et que je ne veux pas perdre...)

Terres blanches, terres sauvages, que vos pierres sentent bon !

je regarde votre volonté immobile, votre entêtement tranquille,  sauf aux vents

je vois ces chaos en instance, qui ne basculent point

ces gorges de silence qui transpercent mon ventre

je vous sens vivre, vos rires résonnent

dans une paix immense

terres ocres, terres grises

je vous refuse la ponctuation, je vous veux infinies

jusqu'aux crêtes muettes qui sourient

dans le jour inoui

je vous veux à l'image d'un bonheur primitif, naïf, lent

un chant

grave

éternel.

 

 

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24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 17:35

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prête moi le lit de ton ventre, ces soies ces dunes descendantes

ces arrêtes juchées prête moi tes buchers

où le soleil s’entête

 

tes hanches charrient des graviers dans lesquels mes doigts se perdent

un sable qui sent les lisières

j’en retiens les abeilles au bout de mes phalanges

 

articule une rencontre, ouvre moi ce champ de possibilités

que crois-tu qu’il arrivera à nos bras

lorsqu’ils se saisiront

 

que sais-tu faire avec les tiens

qui ressemble à l’amour ?

 

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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 23:04

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regarde moi je suis blanche et douce regarde moi

mes mains n'ont d'autre lieu que la peau d'une vie dont j'ai perdu les hommes

mes mains n'ont d'autre lieu que ta peau

regarde moi ton ombre veille, tu veilles, tu es beau comme la nuit quand je suis l'eau du jour

mon eau scintille lorsque la nuit la glace, elle glisse sous le regard, toi tu passes, ton reflet la noie

nos eaux si différentes n'ont de cesse de boire

l'une à l'autre.

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Evarrach-e.jpg" En pays de plaine, traffic de collines.

C'est la règle." Henri Michaux - Poteaux d'Angle

 

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Texte Libre

n’ayez pas l’air de rien, n’ayez l’air de personne

ayez l’air de comprendre plutôt que l’air de contester

surtout n’allez pas contre le plus grand nombre

car bien que ficelé, le troupeau se divise en de multiples miroirs

et son identité de groupe n’est pas son bruit de couloir

son téléphone arabe n’est pas un son de cloche

surfez dans les images toutes faites et le mélange de genres

soyez massepain, confiture,

yaourt grec

que votre sucre s’allège que votre volonté soit faite

pour plaire à tout le monde il y a trop de monde

le monde est bien trop vaste

dans le plus petit village les voisins se connaissent-ils

se dévisagent-ils, qui les étrangers de la porte à côté,

se détestent-ils, qui les mutants les bien intentionnés,

vouloir se regrouper, certes, faire une société,

se la représenter matin midi et soir, croire, et puis

passer à côté

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