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21 août 2009 5 21 /08 /août /2009 16:35


Un colibri vert et un tambourin battent, légers, les ailes du matin

mes pensées emmêlées à la grammaire du jour

décryptent, en attente

une attente lente aux réveils inattendus

sur la toile patiente de la mise en sommeil

espoir de la fraicheur et d’une autre chaleur, plus douce

plus fondamentale

l’œil d’un voyage loin, loin, douloureux

tu es ma blessure mon silence ma digue

la braise que, préhistorique, je veille

souhaitant tout haut ton bonheur et ta joie

creusant pour que la tendresse nous abrite.

 

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9 juillet 2009 4 09 /07 /juillet /2009 16:44


ils sont allés 

visiter les rois fous 

caresser la gorge tendue des loups 

nus jusqu’à l’os 

edentés lobotomisés 

ils ont plongé leurs doigts dans l’acide 

perdu ce qui leur restait à perdre 

hurlé du haut des forteresses 

le vent a passé dans leurs pupilles 

arrachant tout 

et racines et mémoire et tombeaux grands ouverts 

ils pourront rire au moment de pleurer 

sans penser à rien 

ils pourront manger la terre et bâtir le tumulte 

crever les yeux des chats qu’ils surprendront la nuit 

et s’arracher le cœur en même temps que l’ennui 

confondre à l’ombre leur lumière 

 

on ne joue pas à tuer son frère. 

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3 juillet 2009 5 03 /07 /juillet /2009 11:48

Le début du temps,

lentement tout bascule, un homme se plie

une fenêtre claque des mains dessus le vide

encore est la lumière encore le jour

un homme encore s’articule à grands gestes

déploie ses profils, se court après

mais bordel bernadette où as-tu encore rangé mon identité.

des tranches de nuit taillées

l’oeuf dur en hologramme

auraient-ils rêvé

quand ils ont dit que les façades ici sont

dangereuses

qu’elles attaquent les femmes seules

et les chiens

que les verres de whisky battent comme des coeurs

que des travelling entiers se détachent des avenues

que les boulevards s’entrechoquent

ont-ils rêvé.

d’où tire-t’on cette énergie bouffonne

traversée de la ville aux brumes de cinq heures du matin

pissant sous la pluie accroupi au fond d’une impasse

heureux d’une étoile entre ciel

d’un orage entre silence

que les grandes jupes du tonnerre nous foudroient

que les palmiers s’enflamment

que d’écheveaux nerveux

aux portes des églises, vides

electriques

où s’emmène-t’on à grand souffle court

puissants désespérés

arrachant à pleines poignées le goudron fumant

les dents plantées dans les yeux, mon amour

mi-fauves et mi-reptiles

désutilisés.

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30 juin 2009 2 30 /06 /juin /2009 10:26


Sous la poussière
les branches des abricotiers
lourdes et basses

mes cheveux t'ont apporté des fruits orange
pris dans les feuillages
et cette chaleur sèche et salée

au large nous irons jeter
le noyau sage de leur chair
voir s'il flotte et nous envoler
comme nous savons si bien le faire

libre saison
où l'homme qui marche au dehors
cherche le vent
levant son nez

libre équilibre
où l'homme s'allonge
laissant monter la pluie
sous ses paupières

et le monde en appui sous la plante de ses pieds
le monde écervelé sous son dos
pour toutes les années
qu'il peine à vivre.
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29 juin 2009 1 29 /06 /juin /2009 09:57
 

Je t’espère qui transparaît

Je te contemple qui affleure

 

Et ces mots là

Qui nous assemblent

 

toi qui dis nous

nous qui venons.


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24 juin 2009 3 24 /06 /juin /2009 17:12

Etrange et familier

ton corps accaparé

au moyeu du lit

ensablé dans les draps

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22 juin 2009 1 22 /06 /juin /2009 11:14

Mu / Soir d’eau

St Sauveur 260409

 


 

 

 

Mu !...

 

ta voix me répond

j’entends rouler la rivière

sous ces pluies

Mu entends-tu le torrent

brasser les secrets

dedans tes yeux

 

Mu la nuit tombe

sur les oiseaux

ils chantent encore

 

au fond de la cour

une vieille luge usée

son bois

reçoit l’eau

 

Mu.

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22 juin 2009 1 22 /06 /juin /2009 11:04

Portée / Poinçon

St Sauveur 060609

A Eric P. et Jean A.


 

 

; oh comme tu es gai, toi qui ne poince point

,,, ces virgules m'énervent qui ne me disent rien

le gai poinçon se rend

, chacun ses habitacles.

 

Mandrins, pointeaux, stylets

Venez à la rescousse

Que tout en vous secousse

La mesure dans vos rets

 

Quel drôle de fabliau

Celui là seriné

On n’ira point conter

Rien de sérieux ni beau

 

Oh comme tu es gai, toi qui ne pionce point

Tu as de la vigueur et de la fermeté

Reste donc dans ta grotte où tu danses si bien

Nous viendrons y gloser et taper dans nos pieds.

 

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Texte Libre

n’ayez pas l’air de rien, n’ayez l’air de personne

ayez l’air de comprendre plutôt que l’air de contester

surtout n’allez pas contre le plus grand nombre

car bien que ficelé, le troupeau se divise en de multiples miroirs

et son identité de groupe n’est pas son bruit de couloir

son téléphone arabe n’est pas un son de cloche

surfez dans les images toutes faites et le mélange de genres

soyez massepain, confiture,

yaourt grec

que votre sucre s’allège que votre volonté soit faite

pour plaire à tout le monde il y a trop de monde

le monde est bien trop vaste

dans le plus petit village les voisins se connaissent-ils

se dévisagent-ils, qui les étrangers de la porte à côté,

se détestent-ils, qui les mutants les bien intentionnés,

vouloir se regrouper, certes, faire une société,

se la représenter matin midi et soir, croire, et puis

passer à côté

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