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7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 13:59

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Renversée dans la pente, la vie saigne, -ces blessures anciennes qui jamais ne s’éteignent-, saignée de sel, saignée de temps, de combien de force mienne faudra-t-il encore que je vous nourrisse, quelle improbable énergie faudra-t-il que j’invente pour survivre au-delà de tout.

 

Toi qui offre une nouvelle vie, toi dont la beauté me submerge et m’abrite, maintenant il faut que tu m’emmènes. Pourvu que ce soit bien moi que tes yeux regardent, alors emmène-moi, emmène-moi loin de tout ça, laissons là les mesquins, les petits, les routiniers, les méchants, offrons-nous ce bonheur libre et lumineux que tous se refusent.

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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 21:39

Ah… vous êtes seule, au bord de cette falaise hallucinante qui vous tend les bras, seul comme au début du monde, ou à la fin, seule comme une commette -sauf que sensible, consciente-, seul autant qu’on peut l’être lorsque les autres ont tourné le dos, non par dépit, non par mépris, mais par pure inconscience, occupé de leur vie à eux, de leur vie à deux, de leur film du soir, seule avec votre fin du monde et les bras mille fois blessés qui pendent à vos côtés, dans les extrêmes ultimes de cette solitude qui vous pendait au nez, ah on vous l’avait bien dit… - non, on avait dit quoi ? Car ce qu’on avait dit n’a pas le moindre impact alors que votre commette, elle, s’apprête à enfoncer son nez supersonique dans les entrailles rocheuses de la terre, et finalement oui, c’est cette dernière image qui vous sauve, les entrailles rocheuses de la terre, qui viennent accueillir dans leur lit sauvage et dur votre corps mutilé, votre corps oublié, celui dont si doucement vous aviez pris tant de soin, celui à qui vous avez donné la douceur, l’extase, la consolation et le droit à l’oubli, votre corps se réfugie pour une nuit de plus dans les draps rudes des rochers de la terre, dans ses rides arides, dans ses rus asséchés, car la terre s’émeut autant que le ciel autant que rien, la terre ne s’émeut pas, pas plus que vous, pas plus que l’immense et éternelle indifférence de toute les espèces.

 

Seule au bord du gouffre, aspirée par les souffles des pentes, tomber dans la nuit c’est le mieux, on ne voit rien arriver, on ne sent pas ce que nos yeux ignorent, ou alors c’est plus doux, tomber parmi les plans des montagnes croisées, les plans croisés pour la dernière fois, tomber c’est une merveille, après tous ces sourires qui donnent sur le vide, tous ces croisements imperméables et ces douleurs isolées, qu’ai-je pu faire moi ? Qu’ai-je pu, pour éviter le vide, lorsque d’autres bien plus seuls ne croyaient plus, bien avant, à rien.

 

Tomber facilement, même avec un grand cri, même silencieusement, puisque demain est encore une probabilité.

 

 

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26 juillet 2013 5 26 /07 /juillet /2013 14:39

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Paris, Athènes...

Hier soir, l'atelier d'écriture a bu deux bières et est allé se coucher. La bière était bonne, le sommeil aussi, malgré une chaleur athénienne... J'ai bien réussi mon sommeil. Quelle forme a donc le sommeil, en terre pas cuite ? Non encore cuite, je me suis couchée sur la terre, pas bien en forme. C'est assez marrant l'écriture spontanée. Les idées s'emmêlent, s'entremêlent, s'enjambent et se détroussent.

La rue Patroklou est une rue d'un quartier d'Athènes, probablement. Son nom m'a parlé. Je me suis dit "Klou, ou patroklou ? " Et vous ? Etes vous plutôt Klou,  ou plutôt pas trop ? Un joli nom, dont, (je voulais mettre "donc", mais donc ne rime pas avec nom). Ainsi s'articule, ou plutôt se file mon texte, un texte sans grand intérêt, mais très spontané.

Rue Patroklou, je doute. A défaut de pointer, et ne visant rien non plus en particulier. Sinon l'envoi d'un article que 3 copines recevront, sorte de salut peu inspiré, de corde de rappel de dernière minute, lancée à celui qui dans le marais s'enlise.

Paris, c'est la photo. La nuit tombe sur Paris, il y a deux ans. Jolie lumière, ça pourrait bien être Athènes, et voilà.

Patroklou, nom peu décidé. Ca me va, en cette période de chaleur douteuse, ou de doute chaleureux, qu'importe.

Klou à toi, monde de dingues.

 

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 16:21

Oh no, not that !!!

 

Ce sont les opposés qui m’ont toujours fascinée, ou dégoûtée, dans la vie, dans les affaires des hommes,

L’opposition entre la vie et la vie, l’affrontement intérieur extérieur de la vie avec la vie,

Les oppositions, ce qui fait qu’un homme peut être capable du meilleur comme du pire,

Car le même homme est un autre, ou bien son contraire, ou encore une différence subtile et due à la complexité de sa conception ou alors à l’avancée de son cerveau dans le temps (et son cerveau n’avance pas à la vitesse de la lumière),

Je pense au contraste entre un sentiment fin et particulier exprimé avec douceur et bienveillance, et un éclat de haine sauvage dans le passage d’un regard, même chez le plus « raffiné » des hommes, la seconde où le cerveau lâche un message venu des profondeurs insoupçonnées, comme un message subliminal, qui nous laisse une impression étrange et diffuse de contradiction,

L’apparente contradiction entre une bonne action, une vraiment bonne action, pas celle qui se dit, celle qui se fait sans se dire, et qui a un bon résultat, comme de donner un cours de soutien en français à un enfant, Djamel ou Youri qui parle pas très bien et n’écrit pas du tout, juste parce qu’on sait qu’il en a besoin et qu’on est voisin avec ses parents et que ça va lui faciliter la vie,

et une mauvaise action, celle-ci ne va pas se dire dans la grande plupart des cas, une vraie action bien dégueulasse comme voler le portefeuille d’une vieille dame qui vit sur une maigre retraite, ou bien aller la torturer chez elle pour qu’elle révèle où elle cache ses bagues et lui gâcher la fin d’une vie qui déjà n’était pas très facile, ou bien encore faire exploser des bombes atomiques dans une île du pacifique…

Alors, conscient ou inconscient, le contraste est bien là. Ah, ils s’amusent en PNL ! Ah, ils rigolent en coaching ! Ma petite langue de bois, mon trésor !

Opposition, vie/mort, bien/mal, complexité de la constitution, des organismes, des montages, la vie avec son contraire, la vie avec la vie.

Qu’est ce que je vais bien pouvoir faire de ce p… de texte ?

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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 20:50

Comme pour parler pour ne rien dire, réécrire sans cesse les mêmes choses est insupportable. Surtout pour ceux qui lisent. S'il n'y a rien dans tout, c'est qu'on a trop dit. Le Pu Erth (c'est une race de thé noir) rosi le bol blanc. Il n'est pas noir, il est rouge. Et ses feuilles se déploient en fonçant l'eau de manière hallucinante. Demain, quel temps ? N'importe. Demain, je passerai, como los que pasaron, entre los visillos implacables, demain, je trouverai le soleil.

Ce poème qui parlait des citadelles espagnoles.

Retourner à Barcelone, retourner à Guadix, traverser la sierra sous un soleil de plomb. L'été, ça paraît irréel, l'été...

Banal et thé. Ce soir.

J

 

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16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 18:42

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Monsieur le Président de rien, Monsieur le roi d'un tout petit monde, Monsieur mon ami le plus cher, c'est à toi que je te parle, voisin, compagnon, pote, mon ami mon ami mon frère, avec toi dans la poussière je piétine les couronnes et les titres, leur préférant des sources bien plus claires,

Certains moments sont de pierre tendre, certains de diamant doux, les joyaux des minutes, les sourires, les déconnades, les partages en tous genres, salés, sucrés, avec ou sans alcool, calmes ou bazar, certains moments n'ont que l'inconvénient d'être impossible à arrêter, qu'on ne parle plus de temps, qu'on ne parle plus que de densité, de plaisir...

Je dis ce qui couve par ailleurs, scribe ou conteur, attrapant le fil qui circule entre toutes les mains pour en faire un dessin, une maille un réseau, ne sachant où va ce train qui s'articule jour après jour, ce chaos plein de sens, ce jeu de construction lent et faillible, cette tour penchée toujours recommencée. Ne sachant pas et pourtant... j'ai confiance.

Certains moments sont un jeu inoui, les mots bienveillants d'un texte oublié, un tissage facile lorsque tous sourient, que les esprits ont lâché, et que sur les pierres tendres poussent des fleurs têtues qui n'ont pas de racines, sinon que leur joie y demeure, sur les pierres...

Les rues n'ont pas de Sauveur, les vies se succèdent, qui s'éteignent de minuit à cinq heures, et c'est là dans ce vide lumineux que nous donnons le meilleur de nous mêmes, c'est là que nous nous arrêtons un instant de penser, pour danser, mon frère, pour danser.

Danser avec toi c'est magie. Danser avec toi c'est beauté. C'est joie, c'est liberté. C'est partage et amour, bon sang, ramasse donc ces épines qui n'ont que faire sur le tapis de nos soirées...

A vous, avec vous, avec mes meilleurs sentiments levés de la poussière sous mes pas lorsque je danse, à vous les gestes que je forme, pour vous le dire afin que vie soit douce,

Joëlle

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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 17:23

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Tant d'épis.

 

Chantent les droitures ployeuses des blés sous la brise, la brise-vent, où les pages fines de leurs doigts coupants dressent leurs mouchetures de soie vers un ciel mi-cuit. Froid, je n'ai pas froid. Peur, je n'ai plus peur. Je dirai à qui j'aime je t'aime et à qui se met en travers de porc qu'il est un indigne.

 

Tant de rires, dans ces épis traversés de frissons sans âge.

 

Je puise où tout homme a puisé : la joie dans la tristesse sans fond, la beauté aux fenêtres du monde, ce lien vital et puissant avec ce qui traverse les éléments et les matières. Je puise en femme, cherchant des frères et soeurs égaux. Le calme dans le souvenir de la douleur, la sérénité dans... qué sérénité !!!???

 

Je gire définitivement le dos aux sollicitations basses et aux idées imberbes, pour tourner mon regard vers les coteaux prometteurs où des vignes ourlées de traits de khôl bleu s’étagèrent en sinuosités géniales.

J’invite à la paresse, à l’oignon cru et à l’identité assumée, quoi que l’on soit, singe ignare ou malin, édredon ou calin, monstre des nuits d’eau trouble dans les mains soudain blêmes d’un homme banal et quotidien, qui d’un battement d’aile devient aigle, ceigne, puisse tes bras ailés ceindre enfin mon squelette qui se donne, mes muscles qui se donnent, mes rires qui se donnent, mes entrelacs de doutes, de volonté, d’oubli, mes arpèges mes gammes, l’or à peine goûté de mes vies polygames.

J’ai en moi des kilos, des tonnes d’amour mal léché, las d’attendre qu’on me prenne pour une autre, séché de ne connaître de saison, alors oui, je n’ai plus peur, et toi non plus, je t’invite à te libérer. Viens, sors de ta crainte et de ton mutisme – chante !

Je prends à double main mes saignements mes maux, la gloire de ma médiocrité, pour en faire un gâteau d’herbe, et voilà que j’attèle ma fusée solaire aux aspects multipliés, pour aller te rejoindre, pour aller te retrouver, pour venir à toi, mon homme de la lune, mon ami, mon magnifique ami dont rien en moi ne veut douter, parce qu’avec mon nouveau moi qui n’a plus peur, je franchis mes propres obstacles.

N’avoir plus peur de rien, c’est risquer de se mettre à dos toute la société. Mais le monde est plus vaste, qui a besoin d’hommes et de femmes alertes et rebelles, insoumis et vrais. Qui mutuellement se veulent du bien. Et je me sens femme lorsque je monte à cru ce monde merveilleux où je sais te trouver. De mille, multiple, te voilà unique. Je vais maintenant nous garder, toi et moi, pour le restant de la vie.

Car la terre est bleue comme une orange, et qu’en pays de plaine, c’est la règle, trafic de collines.  Car un seul homme viendra à bout des fumées brumeuses que la peur aura laissé derrière elle, la traître, et soufflera sur leurs queues grises pour m’aider à les faire disparaître.

Oracles et oh paraîtres! Je vous pelle et balayette.

Venez vrais, venez sans masque et sans maquillage, venez danser sans loi, sans âge, venez faire cercle autour de moi, dont une pierre de lune et un rubis ornent la gorge, tournent la page. Venez car je vous aime, puis laissez nous dormir sur une pierre large, nos mains entrelacées entre nos deux visages.

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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 13:11

BOUQUET JY

Tumulte lointain du monde, ici il fait tiède...

Dans cette cuisine, sous la colline de Ru, je me souviens, j'avais fabriqué de la pâte de coing, porte ouverte sur la terrasse, les odeurs de la montagne descendant jusqu'à moi.

Aujourd'hui, Azée porte en elle les pétales bleus des coquelicots que tu avais offerts à une autre, l'ombre des fleurs, leur légereté aussi fragile que tes regards. Azée porte sur elle la chaleur de tes mains, et cela n'intéresse personne sauf le petit singe posé sur son épaule qui lui conte à l'oreille ses pensées saugrenues de philosophe nain.

Azée a durement fermé cette porte sur la colline, pour ne pas être tentée de revenir en vain, mais ses pensées sont tendres comme des bébés coquillages au moment où la mer descend...

... et rien jamais ne ternira cette éternité là.

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30 octobre 2012 2 30 /10 /octobre /2012 18:47

Madeleine 020110

Tu as du partir toi de ton côté, vers la montagne ? Je te le souhaite.

Moi j'ai écris ce truc là, et maintenant je me dis que je vais partir mais je sais pas pour où. Je vais partir, j'ai envie de coucher dehors, c'est pas la bonne saison, bon.
Je suis si triste que les lampadaires pleurent.

Je n'attends tellement plus rien de personne ni de rien que je ne sais pourquoi je mange, pourquoi je respire, j'arrive pas à vivre sans affection, et mes amis sont bien gentils mais...

Je vais aller là où personne ne m'attend. Partout. Nulle part.

La vie me fait chier, à me demander sans arrêt d'être forte, et insensible.

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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 12:38

1 #$!@%!# DSCN2216

"L'être est l'absence que les apparences dissimulent."
Georges Bataille ; Le coupable - 1943

 

Sous l'arche vide de l'oubli, quelles images, sourdes, silencieuses, dans les impasses géologiques des marnes grasses, magnifiques et inquiétantes. L'impasse aux arches vides, où git, tranquille, le livre des absences.

Mots d'argile, mots de glaise. Omission, privation, carence, fugue, distance, défaillance, échappée, amnésie. Dans l'absence, il y a du choix. Pris dans le limon, les mots fondront à la première eau.

La musique sans le silence, comme sans l'absence l'être. Décider d'être absent, est-ce encore être ? Etre par défaut, à contre-jour, à contre-temps, et si l'absence fait un livre, alors elle représente.  

Registre des absences, draps d'empreintes, traces, farces... Livre vierge. Doubles, négatifs.

Tout, rien, ce qui se dit par son contraire. Ce qui se tait pour mieux se faire. Ors empourprés des terres grises, fleurs, bateaux, cendres de ce que nous sommes, un livre blanc, un oubli, une perte, un voyage.

08 octobre 2012

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Texte Libre

n’ayez pas l’air de rien, n’ayez l’air de personne

ayez l’air de comprendre plutôt que l’air de contester

surtout n’allez pas contre le plus grand nombre

car bien que ficelé, le troupeau se divise en de multiples miroirs

et son identité de groupe n’est pas son bruit de couloir

son téléphone arabe n’est pas un son de cloche

surfez dans les images toutes faites et le mélange de genres

soyez massepain, confiture,

yaourt grec

que votre sucre s’allège que votre volonté soit faite

pour plaire à tout le monde il y a trop de monde

le monde est bien trop vaste

dans le plus petit village les voisins se connaissent-ils

se dévisagent-ils, qui les étrangers de la porte à côté,

se détestent-ils, qui les mutants les bien intentionnés,

vouloir se regrouper, certes, faire une société,

se la représenter matin midi et soir, croire, et puis

passer à côté

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